Le design du terrain

Ca n’avance pas bien vite ces histoires de maison … bon il faut dire qu’on a changé environ 90% du plan , qu’on est revenus a nos desirs premiers à savoir une très grande cuisine et une serre sur le coté sud.

Du coup en attendant le permis de construire je me suis penchée sur le design du terrain.

Le design de permaculture

Le design en permaculture  c’est la conception et l’aménagement d’un écosystème cultivé qui répond a nos besoins. Donc en gros c’est prévoir l’aménagement de notre jardin afin qu’il réponde à nos besoins et envies : une autosuffisance en fruits, légumes et œufs avec la possibilité d’un développement professionnel (culture et transformation de ppam , maraichage peut être  ) dans un 2nd temps.
Le design est découpé en plusieurs zones de la zone 1 autour de la maison à la zone 5 qui est une zone « sauvage ».

zones design permaculture

Notre terrain fait 11 000m2 en légère pente vers le sud. Nous n’avons aucun arbre à part un noyer (qui se sent vachement seul) . En travaillant sur le design nous nous sommes rendus compte que la partie Sud ouest du terrain est saturée d’eau en hiver .
La terre a l’emplacement de la maison a l’air d’assez bonne qualité , très meuble. Nous essaierons de recuperer la partie de terre vegetale lors du terrassement.

Voilà ou nous en sommes de nos reflexions

Notre terrain

design permaculture K&R

En zone 1 nous trouvons l’atelier (2) , le poulailler avec les parcours des poules (3 et 4) , le jardin des aromatiques et herbes fraiches (5) car ce sont des endroits qui seront visités chaque jour.

En zone 2 on trouve le potager avec la serre (7) , les petits fruits (11)

En zone 3 il y a le verger (8) et la mare aux canards (9) (là ou sera à priori stockée l’eau de pluie venant du toit). Le verger sera sans doutes planté sous formes de guildes d’arbres fruitiers. Nous allons essayer de privilégier les espèces les variétés locales même si certains fruitiers me font de l’oeil  comme l’asiminier ou le goyavier du brésil.

En zone 4 il y a une mare (là ou le terrain est naturellement détrempé en hiver) et surement une zone dédiée à des herbivores. A priori plutôt des moutons ( Ouessant ? ) même si j’aimerais avoir des alpagas ou des lamas … mais le prix n’est pas vraiment envisageable.

Le seul endroit de pelouse (6) sera le jardin des enfants (même si les adultes ont aussi le droit d’y poser une chaise longue) . La mini a demandé a ce qu’ils aient leur propre potager ; c’est donc prévu.

Afin de se protéger de la route (ou passent environ 6 voitures les jours d’affluence) , je souhaiterai mettre en place une haie fruitière (12) composée de petits fruits et de plantes mellifères . Cela nourrira les oiseaux , peut être épargneront ils ainsi les fruitiers ? Peut être qu’un apiculteur sera content de poser ses ruches chez nous un de ces jours.

Il y a encore beaucoup de places « libres » sur le terrain; cela nous permettra à priori de faire évoluer notre design au fur et à mesure.

Bien entendu tout ne pourra être mis en place en une année . J’espère qu’à 5 ans , le terrain commencera à prendre forme.

Nous n’avons pas ait de CCP (cours de conception en permaculture) , notre design est surtout le fruit de lectures et de réflexion sur nos aspirations, le terrain etc . Il est sans doute très imparfait , donc n’hésite pas à me donner tes conseils bienveillants si tu en as , ils seront reçus avec plaisir.

Le design du terrain

3 commentaires sur “Le design du terrain

  • 17 janvier 2018 à 11 h 23 min
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    Bonjour,
    Je trouve la conception du jardin sympa et bien pensé.
    J’aurai peut être inversé le potager avec le poulailler, et mis les canards dans la mare naturelle (quitte à faire une évacuation plus longue pour l’eau des toits).
    D’ailleurs, pourquoi ne pas profiter de la saturation en eau pour produire des plantes qui aime bien l’eau ? (j’avoue ne pas avoir d’idée en tête mais en cherchant, on doit trouver… 🙂 )
    D’ailleurs en étant sur l’eau, il n’y a pas de trop plein sur la phytoépuration ?
    Souvent sous la forme d’une mare.
    Peux être mutualiser les trop pleins toit + phyto vers la mare aux canards.

    Sinon, il manque une cabane pour les moutons (avec récupérateurs d’eau alimentant un abreuvoir pour l’été).
    Pareil pour les canards.
    Et peut être aussi un espace de stockage, genre pour le foin pour les animaux l’hiver, pour du matos, des ruches, etc (peut être est ce un des rôles de l’atelier, mais j’avoue ne pas savoir)
    Question annexe également, si vous êtes en campagne, comment gérer les prédateurs ? (renards, buse, …)

    Au passage, pourquoi ne pas mutualiser mouton et verger ?
    Avec un peu de précaution, les 2 peuvent cohabiter.

    Sinon, pour les guildes, j’avoue lorgner dessus, mais je ne parviens pas à savoir si elle ne s’applique qu’à des jeunes arbres, ou aussi a des arbres déjà en place.
    J’ai posé la question mais n’est pas eut de réponse.

    Pour finir : 11.000m², je suis jaloux. 🙁

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    • 18 janvier 2018 à 22 h 10 min
      Permalink

      Ouah ça c’est du commentaire constructif . chouette d’avoir un point de vue extérieur !
      Le poulailler est le plus près possible de la maison et des zones fréquentées hiver comme été . Si les poules sont trop loin on a tendance a un peu les oublier …
      Je pense que la mare au sud va aussi servir d’épandage pour la phyto … Enfin je n’ai pas tout compris , mais la phyto a priori s’épand après les bacs vers le noyer … donc ça devrait aller vers la mare . je cherche aussi des trucs qui poussent dans l’eau , j’ai en tete les châtaignes d’eau , le lotus , le cresson des fontaines.
      La mare au nord (avec eaux pluviales en direct du toit) est assez proche du poulailler et un peu en amont , on devrait pouvoir arroser un peu avec .
      il nous manque effectivement des « cabanes » il y en a une qui n’est pas très visible sous le poulailler destinée a laver vite fait les légumes et stocker le matériel de jardinage au sec . Les moutons ce n’est qu’en prévision mais ils auront bien sur une maison !!!
      Pour les prédateurs , ma foi … pour le moment nous ne nous sommes pas fait croquer de poules , elles rentrent au poulailler le soir (avec portier automatique) … les poussins non plus n’ont pas été emmenés. Nous avons un gros chien, peut être que l’odeur les découragent . On a plus de problèmes avec les chevreuils et sangliers . Les parties cultivées seront grillagées afin d’éviter de nourrir la faune locale de nos légumes… on est partageurs mais il y a des limites !
      Pour les guildes je ne sais pas répondre a ta question . Je pense que c’est jouable avec des arbres déjà en place , en essayant de ne pas perturber les racines (c’est surement ce qui est limitant du coup) . Tu as demandé chez permaculture design ?

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  • Ping : Dans ma bibliothèque #2: petit elevage familial bio

Un commentaire ça me fait toujours plaisir , bouge pas , je vais te chercher un caramel

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